CA St Quentin 2108Ce document a pour objet de dresser un état des lieux socio-sanitaire de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois, l'une des trente-et‑une zones d'observation. Il respecte le découpage en territoires de dialogue créés dans le cadre du Sraddet piloté par la région.
Il repose sur le traitement d’indicateurs issus de nombreuses bases de données qui abordent différentes dimensions : situation démographique, offre de soins et de services, et état de santé.

 

 

 

 

Un territoire fragile...


La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois cumule plusieurs fragilités sociales, à commencer par une baisse de la population de près de 10 % alors que les populations régionale et nationale ont augmentée. Dans le même temps, la part des jeunes s'est réduite et celle des personnes âgées a augmenté.
La plupart des indicateurs traduisent un contexte social plutôt défavorable au regard des valeurs régionales comme nationales.
En constante augmentation, le chômage concerne plus d'un actif sur cinq, supérieur aux niveaux national et régional. Il touche particulièrement les jeunes : plus de 45 % chez les 15-24 ans. Le taux d'inactivité des 25-54 ans est sensiblement supérieur à ceux observés dans la région et en France hexagonale.
Le niveau de diplôme est plus faible qu’en France avec plus d'un jeune de 25-34 ans non scolarisé sur cinq peu ou pas diplômé, soit 50 % de plus qu'à l'échelon national. Dans une CA à caractère industriel, le tissu d'actifs repose sur une forte présence ouvrière mais il est plus lâche en cadres et professions intellectuelles supérieures. Près des deux tiers des foyers sociaux sont non imposés avec des revenus inférieurs aux revenus annuels moyens nationaux comme régionaux. Les taux d’allocataires pour le revenu de solidarité active (RSA) et pour l’allocation aux adultes handicapés sont élevés.

 

 

Des professionnels de santé présents dans la CA mais qui ne compensent pas le déficit sur une zone plus largeCA St Quentin 2018 professionnels santé


La densité de professionnels de santé est relativement bonne, due principalement à l’offre de soins de Saint-Quentin. Toutefois, nombre de ces professionnels se doivent de compenser la pénurie des EPCI limitrophes, ce qui entraîne un vrai déficit sur une zone plus large de la CA de Saint-Quentin. Deux médecins généralistes sur trois sont âgés de 55 ans et plus, contre un sur deux en région ou en France. Le déficit est également important pour les spécialistes de premier recours (gynécologues-obstétriciens, ophtalmologues, les psychiatres), et d’autant plus pour les chirurgiens-dentistes et les masseurs-kinésithérapeutes : 50 chirurgiens-dentistes et 120 masseurs-kinésithérapeutes manquent sur le territoire composé de la CA et des six EPCI limitrophes.
Seules les taux des infirmiers (ères) et de pharmacies sont plutôt satisfaisants sur l’ensemble de la zone avec une densité supérieure à la moyenne nationale.

L'hébergement des personnes âgées dépendantes est voisin du niveau national, tant pour le nombre de places offertes que pour la diversité du type d'accueil. Dans les Ehpad, les places pour personnes présentant une maladie d'Alzheimer sont supérieures à la moyenne nationale, ce qui se traduit aussi par une sur-mortalité. L'offre pour les personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge, est dans le standard des moyennes nationale et régionale. Certains établissements ne se trouvent toutefois pas dans le territoire même de la CA mais dans les EPCI limitrophes.

 

CA St Quentin 2018 causes mortalité

 

Une sur-mortalité très forte


L'espérance de vie des femmes comme hommes domiciliés dans la CA est de 3,8 ans inférieure à celle de l'ensemble des Français ; respt. 3,8 ans et 2,3 ans. La mortalité est forte tous âges et genres confondus, ce qui est encore plus vrai pour la mortalité prématurée (avant 65 ans) avec un écart qui se creuse régulièrement et une surmortalité de l'ordre de 50 % en regard du niveau national.
Les cancers et les maladies de l'appareil circulatoire représentent un peu plus de la moitié des décès du territoire chez les hommes comme chez les femmes. Le différentiel pour la mortalité prématurée est plus important avec le niveau national que tous âges : de l'ordre de +40 % pour les cancers, au-delà de +50 % pour les maladies cardiovasculaires.
Pour de nombreuses localisations cancéreuses, le taux se révèle très différent de la moyenne nationale, avec de fortes surmortalités par cancers de la trachée des bronches et du poumon chez les hommes, et du sein chez les femmes. Il faut également signaler la surmortalité masculine pour les suicides et les accidents de la vie courante. La mortalité évitable est importante tant sur la communauté d'agglomération qu'en élargissant aux EPCI limitrophes.

 

 

 

 

La collection

 

La collection des états des lieux socio-sanitaires s'adresse à trente-et-une zones d'observation, respectant le mieux possible le découpage des neuf espaces de dialogue élaborés dans le cadre du Sraddet. Ce zonage offre la finesse nécessaire à une plus grande homogénéité des indicateurs. 

Les états des leux sont construit à partir d'une base d’indicateurs calculés par EPCI autour de quatre grandes thématiques : démographie, social, état de santé et offre en professionnels de santé. 

 

 

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État des lieux socio-sanitaire du bassin minier (à paraître)

 

 

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Annoncée 18 septembre 2018 par Emmanuel Macron, Ma santé 2022, plan de santé qui veut adapter le système de soins aux enjeux du XXIe siècle se décline aussi en dix mesures phare qui s'adossent aux trois axes du plan, soit : 

 

- placer le patient au coeur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme (Qualité des soins) ;
- organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité (Collectifs de soins) ;
- Repenser les métiers et la formation des professionnels de santé (Formations et métiers). 

Le numérique sera un quatirèle chantier mis en œuvre dès 2019.

 

 Les dix mesures phare de Ma santé 2022

 

1. Création dès 2019, de financements au forfait pour la prise en charge à l’hôpital des pathologies chroniques dont le diabète et l’insuffisance rénale chronique pour leur partie hospitalière. Ces financements seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies et cette démarche inclura par la suite la prise en charge en ville en vue d’une meilleure coordination ville-hôpital.

 

2. Déploiement de 1 000 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour mailler le territoire national à l’horizon 2022. Une stratégie nationale de déploiement sera arrêtée d’ici fin 2018 et une négociation conventionnelle sera engagée dès 2019 pour donner un cadre pérenne de financement aux CPTS.

 

3. Soutien financier au développement des assistants médicaux auprès des médecins libéraux à condition que ces derniers exercent en groupe, s’inscrivent dans un exercice coordonné ou une CPTS et s’engagent sur un bénéfice mesurable pour la population en matière d’accès aux soins (augmentation patientèle, réduction des délais de rendez- vous...), dans le but de libérer du temps médical et de permettre aux médecins de se concentrer sur les soins.

 

4. Labellisation dès 2020 des premiers « Hôpitaux de proximité », avec l’objectif de reconnaissance de 500 à 600 établissements. Ces derniers assureront des missions hospitalières de proximité, en médecine polyvalente, soins aux personnes âgées, soins de suite et de réadaptation, consultations de spécialités, consultations non programmées, et devront disposer d’un plateau technique de biologie et d’imagerie, d’équipes mobiles et d’équipements en télémédecine.

 

5. Réforme du régime des autorisations des activités de soins, dans une logique de gradation des soins entre proximité, soins spécialisés, soins de recours et de référence, organisées à des échelles territoriales nécessairement différentes et en s’appuyant sur des seuils d’activité quand cela est pertinent au regard des enjeux de qualité et de sécurité des soins. Elle se fera en plusieurs phases et aboutira dès 2020 sur de nouvelles normes pour certaines activités particulièrement structurantes pour les territoires, notamment les services d’urgence, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie.

 

6. Création d’un statut unique de praticien hospitalier, associé à la suppression du concours PH, pour faciliter l’entrée dans la carrière, diversifier les parcours professionnels (reconnaissances des valences non cliniques) et faciliter l’exercice mixte.

 

7. Redonner au service son rôle de « collectif » dans l’organisation des activités de soins et le management de l’équipe soignante ; favoriser la reconnaissance collective par la création d’un dispositif d’intéressement lié aux projets d’amélioration de la qualité de service ; prise en compte des compétences en management dans la nomination des responsables médicaux.

 

8. Élargissement des compétences de la commission médicale d’établissement pour renforcer la participation des médecins au pilotage des hôpitaux.

 

9. Suppression du numerus clausus et refonte des premiers cycles des études en santé autour de processus d’orientation progressifs encourageant les passerelles et la diversification des profils.

 

10. Réforme du 2e cycle des études médicales et suppression des épreuves classantes nationales pour une orientation tenant mieux compte des compétences et aptitudes des élèves et de leur projet professionnel.

 

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Ma santé 2022

 

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Partant du constat d'une défaillance du système de santé français, Emmanuel Macron a présenté le 18 septembre 2018 la réforme du système de santé, Ma santé 2022,  autour de trois engagements dits prioritaires. Ce constat recouvre l'accès aux soins dans les territoires, le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques, mais aussi les diffcultés pour les patients à obtenir de l'information.

 

 

Un plan en trois axes

 

Trois axes structurent ce nouveau plan santé :
- placer le patient au coeur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme ;
- organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
- repenser les métiers et la formation des professionnels de santé.

Ils devraient répondre aux difficultés à obtenir un rendez-vous en ville dans les 48 heures ou à celles de trouver un médecin traitant.

Face aux maladies chroniques et au vieillissement démographique,  la coordination entre professionnels, insuffisante aujourd’hui, est une nécessité qui déchargera le patient de faire le lien lui entre tous les médecins, notamment pour organiser les rendez-vous et les examens, et pour disposer des informations sur son état de santé et les solutions possibles.

 

Dès mars 2018, suite au lancement de la démarche par le Premier Ministre, Monique Buzein, ministre des Solidarités et de la Santé, a confié à douze pilotes les cinq chantiers prioritaires pour engager une transformation profonde du système de santé.

 

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La Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France sera lancée le 19 juin 2018 par ses trois co-présidents en présence des partenaires du dispositif : services déconcentrés de l'État, établissements publics administratifs, collectivités territoriales, organismes de protection sociale.

 

L'État, l'agence régionale de la santé et le conseil régional se sont joints pour créer ce dispositif d'observation sanitaire, social et médico-social, dont la maitrise d'œuvre a été confiée à l'observatoire régional de la santé et du social, en lien avec l'Anthropo-Lab de l'université catholique de Lille.

 

 

Les objectifs

L’objectif général de la Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France est d’organiser sous son autorité le recueil, l’analyse des données et les travaux dans les domaines croisés de la santé et de la cohésion sociale.

Instance de veille, elle permet :
- d'améliorer la connaissance de l'évolution sociale et de l’état de santé des populations de la région ;
- de mener des études thématiques selon les besoins dans les champs sanitaire, social, médico-social et de l’addictologie ;
- de connaître l'évolution des institutions et acteurs de la santé et de la cohésion sociale.

 

 

Les outils

La Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France s'attache à développer des outils de connaissance quantitatifs et qualitatifs. Elle travaille à l'émergence d'outils d’information partagés et non exclusifs comme :


- une base territoriale des indicateurs (BTI), consultable via internet, avec un accès restreint aux partenaires financeurs et membres contributeurs de données ;
- un site internet sur l’observation en Hauts-de-France offrant un espace dédié à l’open data avec cartographie dynamique. Ce site identifiera clairement les co-financeurs de la Plateforme ;
- la mise en ligne des publications réalisées par la Plateforme, et des tableaux et cartes sous format accessible ;
- la réalisation d’une journée régionale d’étude et de partage définie par les co-financeurs ;
- la rédaction d’une lettre d’information électronique trimestrielle ;
- l’organisation et l’animation d’un club régional de l’observation associant plus largement les observatoires et autres démarches d’observation de la région Hauts-de-France afin d’assurer des synergies et dynamiques intégrées dans les différentes actions et projets entrepris par la Plateforme.

 

 

Les partenaires

Préfecture de région Hauts-de-France 
Agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France 
Conseil régional Hauts-de-France 

Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) Hauts-de-France
Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Hauts-de-France
Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) Hauts-de-France
Institut national de la statistiques et des études économiques (Insee) Hauts-de-France
Conseil départemental de l'Aisne

Conseil départemental du Nord

Conseil départemental de l'Oise

Conseil départemental du Pas-de-Calais

Conseil départemental de la Somme 
Caisses d’allocations familiales (Caf) Hauts-de-France
Mutualité sociale agricole (MSA) du Nord – Pas-de-Calais 
Mutualité sociale agricole (MSA) de la Picardie
Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) Nord-Picardie
Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) Hauts-de-France
Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) Hauts-de-France

 

Observatoire régional de la santé et du social (OR2S)

Université catholique de Lille (Anthropo-Lab)

 

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Le Groupe projet

 

 

 

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