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ATTENTION CHANGEMENT DE DATE

LA JOURNÉE DE LA PLATEFORME SE DÉROULE DÉSORMAIS LE 23 JANVIER 2020

 

 

 

 

 

Participation citoyenne, démocratie participative, gouvernance participative... 

 

sans être tout à fait équivalents, ces termes ou concepts renvoient à l’idée qu’aux côtés des professionnels établissant les politiques publiques, élus comme agents d’administrations, la participation de la population est aussi recherchée. Cette expertise n’est pas tant profane, par opposition à celle qui serait professionnelle, que d’expertise et d’assujettie. 

 


« Tout ce qui est fait pour moi sans moi, est fait contre moi »

 

Cette maxime attribuée à Nelson Mandela résume s’il le fallait la conception actuelle de l’élaboration des politiques publiques. Cependant, la participation des habitants à leur construction ne doit pas être simplement un effet d’annonce, d’une part, tout comme elle ne s’improvise pas, d’autre part.

Dans le champ sanitaire, social et médico-social, cette participation est multiforme avec des degrés d’implication très hétérogènes. La journée de la Plateforme sanitaire et sociales’attachera à repérer comment la population est amenée à participer à l’observation et à l’élaboration des politiques publiques autour de quelques axes majeurs :
• approche communautaire ;
• démocratie sanitaire et diagnostic partagé ;
• approche par parcours de santé (patients experts, patients traceurs, informateurs clés...) ;
• place et rôle des aidants non professionnels ;
• analyse des données d’open data par les citoyens.

Après une conférence d’ouverture sur le concept de participation de la population, des actions inspirantes et innovantes seront proposées au débat lors de tables rondes.

 

Conférence d'ouverture

Myriam Bachir, Participation citoyenne et co-construction de l'action publique

Maître de conférences en science politique - HDR chercheuse au CURAPP-ESS CNRS (UMR 7319)
Directrice de Master I de Science Politique CITE « Citoyenneté,
Inégalités, Territoires, Elections » (CITE)
UPJV UFR de Droit et de Science Politique

 

Pour vous inscrire (gratuit mais obligatoire) : c'est ici

Paradoxe françaisL'ANPAA a publié en mars un rapport de mise au point sur le French Paradox, un concept jugé à tendance médiatique bien plus que scientifique, mais qui a fait florès dans les années quatre-vingt - quatre-vingt-dix et jusqu'à l'étude publiée dans The Lancet en août 2018. Cette étude internationale mobilisant 1 800 chercheurs de 127 pays, auscultant 28 millions de personnes de 195 pays pendant 25 ans a conclu de manière indiscutable :
- qu'un seul verre par jour suffit à augmenter le risque de développer l'un des vingt-trois problèmes de santé associé à l'alcool, dont un grand nombre de cancers ;
- qu'ill n'existe aucun effet protecteur à faible dose ;

- que l'augmentation des risques est faible à un verre par jour, mais augmente ensuite rapidement.

 

D'après l'Anpaa, le French Paradox ou paradoxe français remonte à un article paru en 1981 écrit par Pierre Ducimetière et al., s'interrogeant sur le lien entre la consommation en graisses d'origine animale et l'infarctus. Le rôle du vin n'est pas cité dans cet article mais le lobby alcoolier va peu à peu faire un glissement vers le vin comme facteur protecteur des maladies cardio-vasculaires puis de la santé en général. L'expression "French Paradox" apparaît pour la première fois en 1986 dans La Lettre de 1986 de l'Office international de la vigne et du vin (OIV), qui notait une singularité de la situation française caractérisée par une forte consommation de vin et de bons indicateurs de santé.

 

Enfin, c'est le 17 novembre 1991 que le médecin chercheur Serge Renaud, petit-fils d'un vigneron du bordelais présente les résultats de ses découvertes scientifiques lors de l’émission d'information 60 Minutes de la chaîne de télévision américaine CBS News. Il y affirme que "les Français ont des risques statistiques de maladie cardio-vasculaire 3,5 fois inférieurs aux Américains grâce à leur consommation modérée de un à trois verres de vin rouge par jour, riche en antioxydants, en dépit d'une consommation équivalente de graisses saturées".

 

Mais les auteurs du rapport de l'Anpaa indiquent chiffres à l'appui combien cette assertion était fausse et reposait sur des données biaisées, incomplètes si ce n'est trés éloignées de la recherche scientifique. Pierre Ducimetière fera d"ailleurs paraître un article en 2009 démontrant que les taux de mortalité par maladies cardiovasculaires en France ne présentent pas de différence avec les pays voisins à la même latitude (la mortalité à Lille est comparable à celle des Flandres belges, celle de Strasbourg à celle de la Suisse et de l'Allemagne, et celle de Toulouse à celle de l'Espagne ou l'Italie). Sa conclusion est sans équivoque pour le French Paradox : "Il n’est donc plus scientifiquement fondé de maintenir l’idée d’une "exception française"[...] Dans ces conditions, il apparaît souhaitable que le concept de "paradoxe français" disparaisse rapidement de la littérature scientifique et non scientifique, car il contribue à entretenir dans les médias un climat de mystère et de passion que l’on sait ennemi de la "bonne science" et de la bonne santé publique".

 

Il lui faudra encore attendre une décennie pour voir peu à peu disparaitre ce fameux paradoxe !

 

En savoir +

Décryptages N°36 - French Paradox : Histoire d'un conte à boire debout

 

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logo santé publique franceSanté publique France a publié un rapport sur les estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018. Réalisé en partenariat avec l’Institut national du cancer, le réseau des registres des cancers Francim et le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon, ce rapport est actualisé tous les 5 ans.

Cette nouvelle édition contribue à apprécier les actions préventives et curatives recommandées par les plans cancer. 

De nouveaux indicateurs, sous-types de cancers et tendances par âge viennent augmenter les indicateurs déjà observés tandis que la méthodologie pour estimer l’incidence nationale a été revue : elle s’appuie désormais sur les seules données des registres et utilise des modèles statistiques plus performants.

 

Une nouvelle méthode de calcul

 

Ainsi, l’incidence pour 74 localisations de cancers a pu être estimée contre 34 auparavant ; soit 27 tumeurs solides et 22 sous-types, 24 entités d’hémopathies malignes et comprend une entité « tous cancers ». La mortalité est disponible pour 19 tumeurs solides, les lymphomes malins non hodgkiniens dans leur ensemble et l’entité « tous cancers ».

 

 

Principaux résultats tous cancers

 

L’écart entre les hommes et les femmes se réduit au détriment des dernières. En 2018, on estime à 382 000, le nombre de nouveaux cas de cancer (54 % chez l’homme, 46 % chez la femme) et à 157 400, le nombre de décès par cancer (57 % chez l’homme, 43 % chez la femme).

L’incidence tous cancers confondus est stable chez l’homme (+0,1 % par an) alors qu’elle s’accroit chez la femme (+1,1 % par an) reflétant une augmentation du risque de cancer.

L’incidence (+5,3 % par an) et la mortalité (+3,5 % par an) du cancer du poumon enregistre la plus forte progression chez la femme : une progression liée à l’augmentation du tabagisme.

La mortalité tous cancers confondus baisse de manière plus prononcée chez l’homme (-1,8 % par an) que chez la femme (-0,8 % par an).

 

 

Cancer du poumon : incidence globale stable mais des différences par sous-type

 

Les estimations réalisées pour le cancer du poumon montrent que l’incidence de ce cancer est plutôt stable chez l’homme (-0,1 % par an sur la période 1990-2018) mais les données indiquent des évolutions différentes par sous-types

L’incidence des adénocarcinomes progressent (+3,9 % par an), tandis que celles des carcinomes épidermoïdes et des cancers à petites cellules diminuent (-2,9 % par an et -0,9 % par an). Ces différences pourraient s’expliquer par la modification de la structure (introduction des filtres responsable d’une inhalation plus profonde) et de la composition des cigarettes (augmentation de la concentration en nitrosamines).

 

Cancers liés à HPV

Les estimations pour les différentes localisations de cancers imputables à l’infection par le papillomavirus humain (HPV) - cancer du col de l’utérus, cancer de l’anus et dans une moindre mesure, oropharynx montrent aussi des différences par tranche d’âge.

Ainsi, si le cancer du col de l’utérus est globalement en baisse (-1,8 % par an), mais avec une augmentation de l’incidence chez les femmes de 50 et 60 ans depuis 2010, de la même manière que l’incidence du cancer de l’anus pour les femmes de cette même tranche d'âge. Cela pourrait s’expliquer par des comportements sexuels plus à risque pour l’infection par HPV pour ces générations.

 

 

 

Cancers liés aux facteurs de risque évitables

 

Des cancers sont parmi les plus fréquents. Ils progressent sans qu'une baisse de la mortalité soit notée. Cela plaide pour les auteurs du rapport en faveur d’un renforcement de la prévention. La consommation excessive d’alcool et de tabac, la modification des comportements alimentaires et la prévalence croissante de l’obésité ou de l’hypertension artérielle pourraient expliquer :

- l’augmentation continue de l’incidence du cancer du pancréas (+3,8 % par an chez la femme et +2,7 % par an chez l’homme) et la hausse de la mortalité chez la femme de +1,2% par an ;
- l’augmentation de l’incidence du cancer du rein (+1,4 % par an chez la femme et +1,7 % par an chez l’homme) avec une tendance récente à l’augmentation de la mortalité chez l’homme.

 

L’augmentation de l'incidence pour le mélanome cutané, lié aux expositions aux rayonnements ultraviolets (UV) naturels et artificiels est plus marquée  chez l’homme (+4,0 % par an) que chez la femme (+2,7 % par an) depuis 1990, aboutissant pour la première fois en 2018, à une incidence identique pour les deux sexes, avec dans le même temps une stagnation de la mortalité.

L'incidence du cancer du sein augmente entre 2010-2018 (+0,6 % par an), avec une mortalité en constante diminution depuis 1990 (-1,3 % par an).

Le cancer colorectal enregistre un recul conjoint de la mortalité et de l’incidence chez les hommes et de la mortalité seule chez les femmes.
Avec une baisse de la Mortalité (-3,7 % par an entre 2010 et 2015) et incidence (-3,5 % par an entre 2010 et 2015) baissent entre 2010 et 2015 pour le cancer de la prostate.

 

En savoir +

Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018

 

 

fumee tabacEn décembre 2018, la loi de financement de la sécurité sociale créé le fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives, remplaçant le fonds de lutte contre le tabac. Un décret du 21 juin vient en encadrer l'utiisation

L'ambition gouvernementale portée par ce nouveau fonds est de poursuivre et  renforcer des programmes dédiés à la lutte contre le tabac et les autres addictions, notamment l’alcool et le cannabis.

 

Doté d'un budget de quelque 120  millions d'euros géré par l'Assurance maladie, le fonds bénéficie de nouvelles ressources issues des amendes forfaitaires sanctionnant la consommation de cannabis. Plus de 46 millions seront investis dans l’aide à l’arrêt du tabac, 32 millions en soutien de projets régionaux, près de 18 millions pour les projets nationaux de la société civile, plus de 13 millions investis dans la recherche et 11 millions pour la mise en place de nouvelles campagnes de marketing social, à l'image du Moi(s) sans tabac que Santé publique France mène depuis 2016.

 

Pour le ministère en charge de la santé, tabac alcool sont les premiers facteurs de risque de mortalité évitable, sachant que 117 600 personnes meurent chaque année en France de pathologies liées à ces consommations. Le tabac tue ainsi chaque année en France 75 000 personnes, l’alcool, 41 000  et les drogues illicites, 1 600.

 

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Fonds de lutte contre les addictions

 

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logo G7Réunis à Paris en mai dernier, les ministres de la santé des sept pays les plus riches se sont engagés à faire progresser l’accès à la santé pour tous. Ils se sont engagés à renforcer les soins de santé primaires à toutes les étapes de la vie en matière de prévention, de dépistage et de soins.

 

Ils se sont également accordés autour de la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, en particulier en matière d’accès aux soins dans le monde et de représentation des femmes dans les instances décisionnelles du secteur de la santé. Ils se sont encore engagés à poursuivre leur mobilisation pour la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial (Lyon 9-10 octobre 2019) pour lever quelque 14 milliards de dollars pour éliminer sida, tuberculose et paludisme d’ici 2030, conformément aux objectifs du développement durable.

 

Sous l’impulsion du G7, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Fonds mondial, GAVI l’Alliance du Vaccin, et la Banque mondiale ont signé le 17 mai une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer en matière de soins de santé primaires. Elles remettront d’ici fin 2019, un rapport sur les modalités de mise en place d’une plateforme collaborative de partage de connaissances entre les membres du G7.

 

Cette plateforme devrait permettre de développer le partage de connaissances et d’expertises sur les soins de santé primaires entre les pays du G7 et entre pays du G7 et les pays à faible et moyen revenus. Elle devrait aussi favoriser l’innovation en matière de renforcement de soins de santé primaires en s’appuyant également sur la société civile (chercheurs, professionnels, patients, ONG, secteur privé...)

 

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