RÉGION

 

Mars bleu en Hauts-de-France

MarsBleu

 

Pendant d’Octobre rose, Mars bleu est depuis 2009 le mois de sensibilisation pour le dépistage du cancer colorectal. Deuxième cancer le plus meurtrier en France après celui du poumon, le cancer colorectal diagnostiqué à temps peut pourtant être guéri dans 90 % des cas.

 

En moyenne annuelle sur la période 2011-2017, les Hauts-de-France ont enregistré 1 700 décès par cancer du côlon (820 féminins et 890 masculins), soit une surmortalité d’environ 20 % par rapport à la France métropolitaine. En 2021, des estimations indiquaient une surincidence du cancer du côlon dans la région de 9 % chez les hommes et de 4 % chez les femmes.

 

Diverses actions de sensibilisation ont eu lieu tout au long du mois de mars 2022 dans la région : des ateliers de dépistage et Côlon Tour (visite d’une structure gonflable de 7 mètres en forme de côlon pour visualiser l’évolution du cancer) ont eu lieu tout au long du mois dans différentes villes de la région, ainsi que des marches ou courses. Un webinaire sur les « Trucs et astuces pour comprendre et prévenir le cancer colorectal » a été organisé par le comité du Nord de la Ligue contre le cancer.


Dans l’Aisne, la compagnie théâtrale Acaly a réalisé un clip vidéo intitulé « Toc toc toc » pour promouvoir le dépistage de ce cancer.


De plus, au niveau national, la Ligue contre le cancer propose désormais une version en ligne du Côlon Tour, une exposition interactive et ouverte à tous afin sensibiliser et prévenir ce cancer.

 

 

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La ligue contre le cancer - Mars bleu

Bienvenue sur le «côlon tour®» virtuel

 

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Stratégie décennale cancer 2021-2030

Octobre rose 2014

 

 

 

National

 

Santé travail : 4e plan

 

P10santeTravail 01Le 4e plan santé travail 2021-2025 a été rendu public en décembre 2021. Il est le fruit d’un travail collaboratif entre le Gouvernement et les partenaires sociaux.

 

La priorité de ce 4e plan est donnée à la prévention, à la qualité de vie et aux conditions de travail comme levier de performance de l’entreprise et de bien-être des salariés. Il encourage aussi le développement d’une approche décloisonnée entre la santé au travail, la santé publique et la santé environnementale.
Le 4e plan est composé d’un axe transversal de lutte contre les accidents du travail graves et mortels, et de quatre axes stratégiques :
- prévention primaire et culture de prévention ;
- désinsertion et usure professionnelle et maintien en emploi ;
- défis d’aujourd’hui et de demain ;
- gouvernance et pilotage.

 

Dix objectifs opérationnels le complètent composés de 33 actions et 90 sous-actions.
Le PNST 4 sera décliné en région (PRST) au cours du premier semestre 2022.

 

« Ce plan s’enrichira de toutes les initiatives mises en œuvre sur le terrain, dans le cadre des plans régionaux de santé au travail (PRST), qui exigeront une mobilisation importante des acteurs locaux. Les PRST sont essentiels pour concevoir et mettre en œuvre des actions partenariales au plus près des besoins des territoires. »
Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail

 

 

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4ème plan santé au travail

 

FOCUS

 

Le Sida - VIH

 

Département du Nord : une prise en charge complète proposée avec dépistage du VIH, des IST (infections sexuellement transmissibles) et des hépatites virales.

 

Le Département du Nord est engagé dans la lutte contre la tuberculose et les infections sexuellement transmissibles. Il s’appuie pour cela sur dix services de prévention santé (SPS), répartis sur le territoire du Nord. Conformément à la stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030, il contribue à atteindre l’objectif fixé par l’État : en finir avec l’épidémie de sida d’ici 2030.
Le Nord développe une offre complète de consultations à travers ses centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD). Les usagers sont accueillis dans ces centres par une équipe pluri-professionnelle (médecins, sexologues, infirmiers et infirmières, travailleurs sociaux, psychologues, secrétaires). Elle prend en charge la santé sexuelle avec une approche globale et positive.
La prévention du VIH reste primordiale et est souvent associée avec la prévention des autres IST. Les CeGIDD assurent la distribution de préservatifs masculins et féminins. Des séances d’informations collectives sont proposées aux personnes les plus à risque, notamment les adolescents.

 

P8Dr Landoux Legende 01
La prophylaxie pré-exposition ou PrEP, proposée dans les CeGIDD, est une méthode de prévention recommandée chez les adultes exposés à haut risque de contracter le VIH (hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes - HSH- et travailleurs du sexe notamment). Un suivi régulier par un médecin est organisé, incluant un dépistage de VIH au minimum tous les trois mois et une surveillance de la fonction rénale.
Le traitement post-exposition (TPE) consiste à prendre en charge un usager ayant été exposé à une exposition aux virus (VIH, Hép B et C). La consultation médicale initiale permet d’évaluer le risque, de prescrire un traitement et de réaliser des sérologies de dépistage. Le patient est ensuite revu pour réévaluer la nécessité de continuer le traitement.
La prévention repose enfin sur la réalisation de tests rapides d’orientation diagnostic (TROD) et d’autotests. Les TROD sont réalisés au sein des CeGIDD ou par des associations agréées ; des actions de dépistage ciblé peuvent être organisées lors d’événements festifs. Les autotests sont vendus en pharmacie et réalisés par les patients à leur domicile. Cependant, la fiabilité des tests n’est pas parfaite et nécessite une confirmation par un test sanguin en cas de positivité.


Au cours de l’année 2019, les CeGIDD du Nord ont réalisé plus de 21 000 entretiens médicaux (consultations, informations et entretien pour rendre les résultats des tests effectués) principalement à Lille, Roubaix, Dunkerque et Valenciennes. 10 000 tests sérologiques ont permis de découvrir 17 séropositivités VIH.
L’incidence de l’infection à VIH reste assez faible dans le département du Nord. L’activité des CeGIDD contribue à atteindre l’objectif de 95 % des personnes connaissant leur statut sérologique fixé par ONUSIDA en novembre 2025.

 

 

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Épidémiologie du VIH

Cartographie des CeGIDD

 

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La prévention de l’infection par le VIH, quels challenges dans le cadre pandémie à SARS-COV-2?

Une Région engagée

FOCUS

 

Le sida - VIH

 

La prévention de l’infection par le VIH, quels challenges dans le cadre de la pandémie à SARS-CoV-2 ?

 

Nous vivons la quarantième année de l’épidémie liée au VIH. L’année 2021 aura été marquée par une autre épidémie, celle du SARS-CoV-2, dont les conséquences affectent et affecteront encore la lutte contre le VIH. En effet, en 2021 le nombre de dépistages a baissé en France de manière massive (environ -15 % jusqu’à mi-2021). Ceci a entrainé une baisse du nombre de dépistages positifs de près de 30 % dans certaines régions françaises. Cette crise a également marqué un coup d’arrêt dans le déploiement de la Prophylaxie de préexposition (PrEP). Toutes les stratégies visant à « aller-vers » les populations afin d’informer et de tester ont également été ébranlées. Cette pandémie nous oblige à innover pour maintenir le lien avec les populations à haut risque mais aussi les autres qui, bien que moins touchées par le VIH, le sont de manière très importante pour les autres infections sexuellement transmissibles.

 

Des challenges déjà identifiés avant la crise le sont encore plus aujourd’hui à savoir :
• prendre le virage du numérique afin de toucher de manière efficace sur un large territoire l’ensemble des populations ;
• adapter l’offre de prévention aux différents publics et selon les territoires ;
• développer de nouvelles stratégies pour toucher les personnes les moins impliquées dans les parcours de prévention et qui sont pourtant à risque d’infection.

 

Sur ce dernier point, l’accent doit se mettre sur les jeunes et les adolescents, quel que soit leur milieu socio-économique. La moitié des diagnostics d’infection par le VIH est réalisée chez les moins de 30 ans, avant l’âge médian de consultation pour la mise en route de stratégies préventives combinées. De plus, cette population a été extrêmement impactée par la crise, sur le plan économique et social. La précarisation peut être associée à une augmentation du risque d’infection.


Enfin, avant cette crise, on observait une baisse trop discrète du nombre de nouvelles infections découverte en France, soulignant que les efforts favorisant l’accès à la prévention et au traitement précoce devaient être intensifiés. La crise sanitaire nous incite à redoubler d’effort.

 

Dr Olivier Robineau, co-président
Corevih des Hauts-de-France

 

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Épidémiologie du VIH

COREVIH Hauts-de-France

 

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Une longue histoire

Une Région engagée

FOCUS

 

Le sida - VIH

 

Une longue histoire

 

Le 5 juin 1981 est la date officielle du début de l’épidémie de sida dans le monde. Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), organisme fédéral de santé publique (Atlanta), décrit alors le cas de cinq jeunes d’une communauté d’homosexuels de San Francisco atteints de ce qu’il appelait alors une pneumocytose. Le rétro-virus à l’origine du sida sera identifié deux ans plus tard à l’Institut Pasteur par Luc Montagnier, Françoise Sinoussi et Jean-Claude Chermann. Il est baptisé définitivement en 1986 sous l’appellation de virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

En réalité, l’épidémie avait commencé une quarantaine d’années plus tôt au Congo belge où Léopoldville (Kinshasa) fut l’épicentre de la pandémie. Mais le patient zéro a été infecté il y a plus de cent ans. Son évolution à bas bruit a masqué l’ampleur de la pandémie. Le virus atteint New York en 1971, puis au début des années quatre-vingt l’Ouest américain et l’Europe.

 

En 2021, près de quarante millions de personnes sont porteuses du VIH, 73 % bénéficient d’un traitement. On dénombre un million de victimes par an. Le sida est la première cause de mortalité chez les femmes de 15 à 49 ans dans le monde. D’après l’Onu, six millions des personnes atteintes du VIH dans le monde (16 %) ne savent pas qu’elles sont séropositives.

Depuis quarante ans, la course est au vaccin, mais tous les candidats ont échoué. La réponse immunitaire induite par les vaccins testés n’a jamais permis d’offrir une protection complète. Si un vaccin classique protège contre les formes graves, un vaccin contre le VIH doit irrémédiablement stopper l’infection.

 

Le VIH est un virus bien plus complexe que SARS-Cov-2. Cependant, les découvertes faites dans la lutte contre la Covid-19 et la réussite vaccinale obtenue en un temps record, laissent augurer de nouvelles stratégies vaccinales, notamment en surpassant la réponse immunitaire.

 

 

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Épidémiologie du VIH

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