La prise en charge du vieillissement de la population et le maintien à domicile des patients font partie des grands axes de la politique de santé actuelle, inclus dans le PRS 2 Hauts-de-France. Les années qui arrivent ne vont cesser de les développer. L'aidant est généralement un proche, le plus souvent le conjoint, mais peut-être aussi un parent, un enfant, un ou une amie. Auprès de la personne malade, en fonction de la situation, des besoins et de la personnalité de celle-ci, le rôle de l'aidant est à multiples facettes. Bien souvent, il apporte un soutien moral, il réconforte, rassure, encourage, apaise, tout en étant celui qui écoute.

 

C’est fréquemment le premier confident du patient. L’aidant intervient aussi souvent dans la vie quotidienne, pour assurer les tâches ménagères, la préparation des repas, les courses, etc. Il n’est pas rare qu’il s’occupe aussi des dossiers administratifs liés à la maladie : comptes rendus d’examens, relations avec l’assurance maladie, la mutuelle, l’employeur, les services sociaux, etc.

 

L’aidant peut jouer un rôle important d’interface entre le patient et l’équipe soignante. Il peut ainsi assister aux consultations médicales et infirmières. Plus à distance de la maladie, il sera davantage à même de prendre des notes et de saisir ce que le patient ne sera pas forcément en mesure d’entendre, il peut ainsi contribuer à l’informer.

Il occupe un rôle déterminant pour le maintien à domicile. Sachant que 80 % des personnes âgées souhaitent rester à domicile, l’investissement horaire de l’aidant devient donc d’autant plus important qu’il s ‘ajoute à la charge professionnelle, familiale, personnelle et sociale.

 

Les principales difficultés rencontrées par les aidants familiaux sont :
• la conciliation vie familiale-vie professionnelle (manque de temps, du stress, de la fatigue) ;
• des absences problématiques et nombreuses pour un quart des aidants (arrêt maladie, congés sans solde, temps partiel…) Près de 50 % ont eu recours à un aménagement au cours de leur vie professionnelle (flexibilité des horaires, temps partiel, congés temporaires) ;

Le rôle d’aidant familial représente donc un investissement personnel qui peut s’avérer lourd et venir altérer les relations conjugales et filiales. Il est par conséquent important de sensibiliser au fait qu’anticiper la perte d’autonomie s’inscrit dans une démarche responsable à l’égard de ses enfants et petits-enfants.

Le rôle des dispositifs est donc d’apporter de l’aide aux aidants. La plateforme d’accompagnement et de répit et l’accueil de jour itinérant viennent compléter l’offre actuellement présente.

 

 

Plateformes de soutien et de répit

 

Les plateformes d’accompagnement et de répit des aidants

 

Les plateformes d’accompagnement et de répit sont issues du Plan Alzheimer 2008-2012 et sont financées par l’agence régionale de santé (ARS) et soutenues par les conseils départementaux. Elles sont au nombre de 22 dans la région Hauts-de-France.
Ces plateformes offrent un lieu de convivialité pour lutter contre l’isolement et favoriser la poursuite de la vie à domicile dans les meilleures conditions possibles.


Les missions des plateformes d’accompagnement et de répit sont :
 - d'offrir une écoute et un soutien aux aidants. Individuel : écoute et soutien psychologique ; Collectif : groupes de parole, groupes d’échanges thématiques.

- d'informer et accompagner les aidants sur la maladie, les soins et les
services disponibles ;
- de proposer des cycles de formation sur la maladie d’Alzheimer ;
 - de partager des activités de loisirs, encadrées par du personnel formé, avec ou sans son proche aidé ;
 - d'prienter l’aidant vers les solutions de répit, adaptées à sa situation et à l’offre du territoire
 - de développer les partenariats avec les acteurs locaux des secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux (relais à domicile, séjour vacances...)


Les plateformes d’accompagnement et de répit travaillent en collaboration avec tous les partenaires du territoire et contribuent à la reconnaissance du rôle de l’aidant. Grâce à ce réseau, les plateformes ont des connaissances approfondies des aides disponibles pour aider.

 

La liste des plateformes d'accompagnement et de répit des Hauts-de-France se trouve ici :

 

 

 

 

 

 

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 19 février 2019 analyse les comportements des Français face à l’alcool, tant sur la consommation que sur la perception et la réduction des risques.

 

Une consommation en 2017 équivalente à celle de 2013  Consommation alcool BEH février 2019

 

La consommation d'alcool reste parmi l'une des plus élevée au monde et la baisse régulière enregistrée depuis les années cinquante est aujourd'hui freinée. Elle est en 2017 équivalente à ce qu'elle était en 2013, soit  11,7 litres d'alcool pur par habitant de plus 15 ans. Les auteurs constatent une très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe. 26 % des personnes âgées de 65 à 75 ans boivent de l'alcool pour 2,3 % des 18-24 ans et 10% des 18-75 ans déclarent ; les hommes consommant trois fois plus que les femmes. C'est chez les jeunes de 18-24 ans que s'observent à l'inverse les ivresses régulières pour 19,4 % d'entre eux en 2017 contre moins de 1 % des plus de 55 ans.

Enfin, 10% des 18-75 ans boivent à eux seuls 58 % du total de l’alcool consommé.

 

 

 

Un fardeau sanitaire majeur

 

L’impact sur la mortalité de l'alcool est très élevé et concernerait 7 % des décès, très au-delà de nombre de pays européens. Le nombre de décès attribuables à l'alcool est ainsi estimé à 41 000 en France en 2015, soit 30 000 chez l’homme et 11 000 chez la femme. La communauté internationale de santé publique s'en inquiète d'autant plus qu'il est désormais acquis que le rôle protecteur ou bénéfique de l'alcool est extrémement réduit et sans commune mesure avec ses effets délétères : boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité, n’est pas sans risque pour la santé. 

 

 

Deux verres par jour et deux jours d'abstinence par semaine

 

La réduction de la consommation d’alcool est donc à l'ordre du jour par une stratégie des réduction des risques. Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa) ont rendu public en mai 2017 un programme d'action. Sur la base de ce ratio « risque/plaisir », ils recommandent ainsi aux personnes choisissant de consommer de l’alcool de ne pas dépasser deux verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation. Cette tendance s'observe déjà dans la population française : le pourcentage de ceux qui consomment au moins un verre par jour est passé de 24 % en 1992 à 10 % en 2017. L’étude Aramis auprès des jeunes montre qu'ils développent aussi des stratégies d’auto-réduction de risques et de régulation solidaire : autolimitation (souvent autour de trois verres, système de régulation solidaire qui engage les plus sobres à réfréner les autres), fractionnement des doses (la première bière est bue en arrivant en soirée et la deuxième en fin de soirée) ; temporisation ("siroter" pour faire durer). Ces stratégies sont plus développées par les femmes que par les hommes. 

 

 

La loi sur la vente aux mineurs globalement non respectée  Respect vente alcool BEH 2019

 

Les mineurs ne sont pas en reste puisque 16,4 % des moins de 17 ans déclarent avoir connu trois alcoolisation ponctuelles importantes dans le mois précédant l’enquête Escapad. 91 % d'entre eux ont acheté des boissons alcoolisées en magasin, malgré l'interdiction légale qui, de fait, n'est pas respectée. Elle l'est d'autant moins que 77,5 % en ont consommé dans un débit de boisson.

 

 

 

 

 

 

 

 

En savoir +

Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire 2019;(5-6):88-9

 


olivier noblecourt lille2La conférence régionale de lancement de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté en Hauts-de-France s'est tenue le 16 janvier 2019 à Lille. Élus, collectivités, associations, travailleurs sociaux, entreprises, services et partenaires de l’État, quelque cinq cents acteurs de la région ont été réunis par Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord, en présence d’Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

 

La nouvelle stratégie ainsi que ses modalités de mise en œuvre sur les territoires ont été présentés par Olivier Noblecourt. Trois échelons de mise en œuvre ont été définis : pilotage national, animation régionale (conférences et groupes de travail) et mise en œuvre opérationnelle départementale et infra-départementale (contractualisation avec les conseils départementaux). Le Bassin minier est l'un des territoires expérimentateurs de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Si le département du Nord a été le premier département français à signer une convention dans ce cadre, le département du Pas-de-Calais a profité du lancement de la conférence régionale pour le faire à son tour.

 

 

15 groupes de travail en région

 

La conférence s’articule autour de quatre ateliers : enfance, jeunes, insertion, travail social et accès aux droits. Ils ont permis aux acteurs de s’exprimer sur leurs attentes et les chantiers prioritaires à engager. Les réflexions qui y ont été apportées alimenteront les quinze groupes de travail thématiques qui feront suite à cette conférence et auxquels seront étroitement associées les personnes accompagnées. Ils devront se tenir d’ici la prochaine conférence régionale des acteurs qui devrait avoir lieu à la fin du premier semestre 2019.

Ces ateliers ont permis de travailler sur les quinze thématiques prioritaires identifiées dans le cadre de la stratégie nationale et qui donneront lieu à la constitution de groupes de travail pour la décliner en région :

• le développement de l’offre d’accueil du jeune enfant et de la mixité sociale ;
• le plan de formation des professionnels de la petite enfance en lien avec l’Éducation nationale ;
• le développement de l’offre parentalité/centres sociaux ;
• l’accompagnement des familles, hébergement/logement, maraudes ;
• l’accès à l’alimentation ;
• la santé : protection maternelle infantile, centres de santé, dispositifs médico-sociaux, etc. ;
• la réussite scolaire et la pauvreté ;
• l’obligation de formation et déploiement des points d’accueil écoute jeunes, points d’accueil à la création d’entreprises ;
• les sortants de l’aide sociale à l’enfance ;
• les parcours d’insertion : orientation, décloisonnement des parcours, accès aux solutions d’accompagnement et de formation ;
• l’offre d’accompagnement : garante d’activité, insertion par l’activité , essaimage des expérimentations ;
• l’engagement des entreprises ;
• la participation ;
• l’accès aux droits, accueils sociaux, data mining ;
• la formation au travail social.

 

 

Cinq engagements nationaux majeurs

Le 13 septembre 2018, le président de la République avait présenté la nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté, conçue comme un nouveau modèle social de l’émancipation autour de cinq engagements :

· l’égalité des chances dès les premiers pas pour rompre la reproduction de la pauvreté ;
· garantir au quotidien les droits fondamentaux des enfants ;
· un parcours de formation garant pour tous les jeunes ;
· vers des droits sociaux plus accessibles, plus équitables et plus incitatifs à l’activité ;
· investir pour l’accompagnement de tous vers l’emploi.

 

La conférence régionale des acteurs se réunira deux fois par an sous l’égide du préfet. Dans ce cadre, l’ensemble des départements et collectivités volontaires est invité à s’engager contractuellement sur des objectifs relevant de leur compétence, adaptés à l’échelle régionale : le service public de l’insertion, l’aide sociale à l’enfance, le travail social, les droits essentiels de tous les enfants.

Depuis la fin de 2018, l'Etat contractualise avec les territoires précurseurs qui renforcent, dès ce début d'année, les politiques sociales du plan de lutte contre la pauvreté. Trois départements – le Nord, le Bas-Rhin et le Pas-de-Calais – ont signé fin 2018 avec l’Etat les contrats issus de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

La contractualisation porte sur les mesures de la stratégie pauvreté relevant du champ des compétences du département. Au programme un renforcement des politiques sociales, notamment sur l’insertion des allocataires du RSA et la sortie des jeunes majeurs de l’ASE, pour les départements contre des financements supplémentaires de l’Etat.

 

 

Aussi sur PF2S

Pauvreté et emploi : une convention entre l'État et le département du Nord

La stratégie de lutte contre la pauvreté 2018

pf2s n°2

 

En savoir +

Lancement de la stratégie nationale, DRJSCS Hauts-de-France


Logo ma sante 2022Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a présenté en Conseil des ministres le 13 février 2019 un projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé ainsi qu'une communication relative à la mise en œuvre de la stratégie de transformation du système de santé. Le projet de loi devrait être adopté pour septembre 2019 et mis en œuvre par ordonnances pour six de ses articles et par décrets.

 

 

Il vise à mieux organiser le système de santé dans les territoires et à renforcer l’accès aux soins. Il favorise les coopérations entre les acteurs de la santé en voulant apporter des réponses globales aux enjeux actuels. Avec 23 articles, le projet de loi est centré sur les enjeux de Ma santé 2022. Plusieurs volets en forme l'armature, avec une refonte de la formation et la suppression du numerus clausus, avec une nouvelle organisation territoriale pour accélérer le décloisonnement entre les différents acteurs avec l'instauration des hôpitaux de proximité. Le numérique, l'innovation et la simplification administrative en direction des professionnels de santé et des usagers du système de santé prennent aussi une place importante dans le projet de loi. 

 

 

Fin du numerus clausus et de la Paces

Instauré par décret du 21 octobre 1971, le numerus clausus diparaît à la rentrée universitaire 2020. La Paces, première année commune des études de santé a été pour sa part mise en œuvre en 2010 incluant un examen sélectif semestriel orientant vers différentes filières de formation : médecine, odontologie, maïeutique (sage-femme) pharmacie. Avec cette réforme des études de santé, issue d'un rapport de Jean-Paul Saint-André sur la refonte du premier cycle des études de santé, les effectifs d’étudiants en deuxième ou troisième années seront déterminés par les universités, en lien avec les ARS. L'objectif avoué est d'augmenter de 20 % le nombre de médecins formés.



Vers des hôpitaux de proximité
Le gouvernement pourra désormais réviser la carte hospitalière par ordonnances. Entre 500 et 600 centres hospitalier seront labelisés « hôpitaux de proximité » avec un recentrement de leurs activités sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, mais sans chirurgie ni maternité. L'objectif est de contribuer au renforcement de l’accès aux soins grâce à des coopérations étroites avec les professionnels libéraux. Par ailleurs, il s’agira aussi de modifier les règles d’autorisations des activités de soins (chirurgie, maternité, urgences...) et des équipements.


Coordinations des libéraux
Quelque 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé seront déployées et financées d’ici à 2022, pour favoriser le travail en équipe des professionnels de santé libéraux avec notamment la prise en charge de consultations sans rendez-vous, pour soulager l’hôpital. Des négociations sont en cours entre l’Assurance maladie et les syndicats. 



Rénovation des modes d'excercice
Des mesures sont prévues pour faciliter les débuts de carrière des médecins, rendre l’hôpital plus attractif et améliorer l’accès aux soins. Le dispositif de médecin adjoint, qui permet à un interne d’assister un médecin en cas d’afflux saisonnier dans les zones touristiques, sera étendu aux zones en manque de médecins.
Un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance pour rendre l’exercice mixte (en libéral et à l’hôpital) plus aisé.

 


Régularisation des professionnels de santé non européens

Interdits d’exercice, certains médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes diplômés hors de l’Union européenne mais exerçant en milieu hospitalier verront leur situation régularisée d’ici à fin 2021.



Health data hub
Le Health Data Hub, plateforme des données de santé, est en cours d'installation. Prévu par le rapport Villani sur l'intelligence artificielle, il remplacera l’actuel Institut des données de santé créé en 2017, lui-même ayant succédé à l'Institut national des données de santé de 2007.

L’accès aux données de santé (1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d’actes médicaux, 11 millions d’hospitalisations...) sera élargi afin de permettre une plus grande exploitation des données par les centres de recherche et sur la base d'algorithmes d'intelligence artificielle ; et dans le respect du RGPD sur la protection des données à caractère personnel.

 


Espace numérique de santé
D'ici janvier 2022, tous les patients pourront ouvrir leur propre espace numérique de santé, ou dossier médical personnel. Cet espace renfermera le dossier médical du patient et les documents de santé qu'il souhaite partager avec les soignants. Des applications et informations de santé de référence y seront incluses.

 


MIse en œuvre de Télésoin
À l'instar de la télémédecine, Télésoin sera développer comme pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication qui met en rapport un patient avec un ou plusieurs pharmaciens ou auxiliaires médicaux. Cela pourra concerner, par exemple, l’accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales, ou encore les séances d’orthophonie et d’orthoptie à distance.

 

En parallèle de l'examen du projet de loi par le Parlement, deux négociations se sont ouvertes début janvier 2019 :

- dans le cadre d’un avenant à la convention médicale pour d’une part, soutenir la création d’ici 2022 de 4 000 postes d’assistants médicaux environ et, d’autre part, moduler certaines rémunérations au titre de la participation à un exercice coordonné, avec une déclinaison envisagée pour d’autres professions de santé ;
- dans le cadre d’un accord conventionnel interprofessionnel (ACI) pour accompagner le développement d’un exercice professionnel mieux coordonné, avec notamment la mise en place d’au moins 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé.

 

 

La stratégie Ma santé 2022 apporte des réponses globales aux défis actuels du système de santé, notamment les inégalités territoriales, le vieillissement de la population et l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques.

Un premier volet de cette stratégie a été traduit dans les textes dès la loi du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019. La mise en œuvre de la totalité des mesures s’échelonnera sur la durée du quinquennat. Les travaux de concertations avec les élus, les représentants des professionnels de santé et les usagers se poursuivront autour des textes réglementaires et des mesures du projet de loi faisant l’objet d’habilitations à légiférer par voie d’ordonnances.

 

 

Aussi sur PF2S

Ma santé 2022

Les 10 engagements de Ma santé 2022

 

 

En savoir +

Communication en Conseil des ministres (13 février 2019)

Rapport sur la fin de la Paces et du numerus clausus

Rapport Health Data Hub

 

iStock 944251660 PFLa journée de la Plateforme sanitaire et sociale s’est déroulée le 6 décembre 2018 à Douai sur la dimension éthique des recueil et traitement des données à l’ombre du RGPD.

 

Introduite par André Bouvet, directeur régional DRJSCS Hauts-de-France et Nadia Rouache, directrice santé à la région Hauts-de-France, représentants la co-présidence de la Plateforme sanitaire et sociale, cette journée a été riche en connaissances. Frédéric Chéreau, Maire de Douai est venu conclure cet événement.

 

Garantir le droit des personnes


L’utilisation des données personnelles constitue l’une des préoccupations majeures des entreprises et des particuliers. Par ailleurs, le règlement général de la protection des données s’attache à réglementer le recueil, le traitement et la diffusion des données. Cependant quelles garanties pour respecter les droits des personnes ?
Voilà l’une des questions posée lors de la première table ronde, et à laquelle ont répondu Stéphanie Chemmachery, juriste à la Cnil, Achille Lerpinière, chargé de mission à la DREES et Marie-Noëlle Sehabiague directeur et déléguée à la protection des données à la Cnaf. Pour les intervenants, le RGPD est venu renforcer ce que la Cnil avait déjà mis en place à partir de 1978 – ce qui était loin le cas des autres États membres de l’Union européenne - et a surtout mis la focale sur les droits des personnes.

 

Labéliser les données pour améliorer leur qualité


Un seconde interrogation sur l’utilité de la donnée a été débattue par Valérie Koskozka, du Centre d’éthique médicale de l’université catholique de Lille, Bruno Gœthals, chargé de mission à l’observatoire des fragilités à la Carsat Nord-Picardie, Jean-Christophe Fanouillet directeur régional de l’Insee et Nadège Thomas, directrice des études à l’OR2S. Si la donnée est une nouvelle source d’enrichissement, elle doit cependant être de qualité. Un processus de labélisation des données pourrait devenir une réalité. Afin que l’on ne puisse remonter aux personnes elles-mêmes. Pour garantir la confidentialité des données et l’anonymat des personnes, le secret statistique et le floutage des données restent des règles intransigeantes.

 

Changer les pratiques des professionnels


Enfin, l’après-midi a été consacrée à l’impact du RGPD sur les pratiques des professionnels et des institutions recueillant et traitant les données.
Cette question a été tour à tour, posée aux délégués à la protection des données du conseil départemental du Nord, Adrien Hoffmann, du rectorat de Lille, Pascale Bourbon et à Céline Thienpont, chargée de mission à l’OR2S. Le nouveau cadre règlementaire que le RGPD impose peut conduire à un surcoût et à un allongement du temps de recueil et de traitement de données. Mais pour les délégués à la protection des données (DPD/DPO), il faut surtout faire preuve de pédagogie car ce qui importe c’est de pouvoir mettre de la souplesse pour ne pas bloquer la dynamique de traitement des données.

 

Le paradoxe de la vie privée : ne pas payer le prix de la sécurité


L’Anthropo-Lab a organisé au cours de cette journée une expérimentation sur le paradoxe de la vie privée. Fabrice Le Lec a questionné les pratiques des personnes présentes pour en appréhender des comportements sur le partage de données et informations sur leur vie privée.
Le paradoxe, vérifié durant l’expérimentation, tient dans le fait que l’on est à la fois soucieux de ses données à caractère personnel mais prêt à en divulguer une grande partie sur les réseaux sociaux tout en étant assez peu enclins à payer le prix de la sécurité.

 

En savoir +

Journée de la Plateforme 2018

 

Sous-catégories

20-03-2019 | Actualités

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 19 février 2019 analyse les comportements des Français face à l’alcool, tant sur la consommation que...

Lire la suite

20-03-2019 | Actualités

Le 6 décembre 2018, la Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France a intitulé sa journée annuelle Données et...

Lire la suite

08-02-2019 | Social

  Aujourd’hui, près de 1 400 lieux ou services sont recensés dans la région pour orienter les personnes...

Lire la suite

08-02-2019 | Social

La 24e édition du rapport annuel sur L’État du Mal-logement publié par la Fondation Abbé Pierre livre une...

Lire la suite

30-01-2019 | Santé

La Journée de la protection des données commémore l’ouverture à la signature, en 1981, de la Convention...

Lire la suite

Plateforme sanitaire et sociale | Dernières publications

                            Numéro 4 de Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France, mars 2019     Au sommaire de ce numéro            ...

Lire la suite

Plateforme sanitaire et sociale | Dernières publications

                            Numéro 3 de Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France, décembre 2018       Au sommaire de ce numéro            ...

Lire la suite

Plateforme sanitaire et sociale | Dernières publications

                            Numéro 2 de Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France, octobre 2018   Au sommaire de ce numéro              ...

Lire la suite

Plateforme sanitaire et sociale | Dernières publications

                            Le numéro 1 de Plateforme sanitaire et sociale Hauts-de-France, juin 2018   Au sommaire de ce numéro            ...

Lire la suite

Plateforme sanitaire et sociale | Dernières publications

        Le numéro 0 de Plateforme sanitaire et sociale des Hauts-de-France, novembre 2017    Au sommaire de ce numéro       REGION 2 Adelf -...

Lire la suite

Abonnement

Pour recevoir les publications de la Plateforme sanitaire et sociale de Hauts-de-France, cliquez sur le bouton Abonnement

abonnementabonnement

 

Nous utilisons les cookies pour améliorer votre navigation sur notre site. En validant ce message vous acceptez l’utilisation des cookies.