FOCUS

 

Les seniors

 

 

Hébergement des persones âgées en Hauts-de-France

 

Quand la prise en charge à domicile n’est plus possible ou n’est plus souhaitée par le senior, diverses possibilités d’hébergement s’offrent à lui, suivant notamment son degré de dépendance.

 

OffreHebergement


Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont les plus nombreux. Il s’agit de structures médicalisées proposant une prise en charge globale (hébergement, restauration, animation, soins) pour des personnes âgées partiellement ou totalement dépendantes ayant besoin d’aide et de soins au quotidien. En octobre 2021, la région en recense près de 590 pour un peu plus de 46 000 lits en hébergement complet. Le taux d’équipement régional (97,4 lits en hébergement complet pour 1 000 personnes de 75 ans et plus) est proche de celui de l’Hexagone (97,6 ‰).


La région compte également une cinquantaine d’unités de soins de longue durée (USLD) au 31 décembre 2020 pour une capacité de plus de 3 000 places. Ces structures d’hébergement et de soins s’adressent aux personnes âgées très dépendantes dont l’état nécessite une surveillance médicale constante. Le taux d’équipement régional (6,4 places pour 1 000 personnes de 75 ans et plus) est plus élevé que dans l’Hexagone (4,9 ‰). Ces unités étant adossées à un établissement hospitalier, les places en USLD sont situées au sein des grandes villes de la région.


Pour les séniors les plus autonomes, les résidences autonomie permettent d’avoir un logement individuel et privatif mais également accès à des espaces communs dédiés à la vie collective. Avec près de 220 résidences autonomie, les Hauts-de-France ont une capacité d’accueil de plus de 11 500 places en hébergement complet, soit un taux d’équipement un peu plus élevé qu’en France (24,1 lits pour 1 000 personnes âgées de 75 ans et plus contre 19,6 en France). Ces résidences sont souvent construites au cœur des villes à proximité des commerces, des transports et des services.

 

 

En savoir +

Diagnostic territorialisé des Hauts-de-France – Territoires de proximité

Rapport de la concertation Grand âge et autonomie

 

Aussi sur PF2S

Enquête bientraitance en Ehpad

Hébergement des personnes présentant des troubles psychiques

 

 

 

logo esatSuite au rapport de l’IGAS (2019) et à la concertation lancée sur l’évolution des Esat début 2021, Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, a présenté les résultats des arbitrages interministériels. Le secteur professionnel comme les personnes en ESAT, expriment unanimement leur satisfaction et saluent la méthode en co-construction qui a été privilégiée et l’esprit de confiance qui a animé la démarche.

 

31 mesures, 17 engagements

 

L’enjeu est d’impulser une nouvelle dynamique en confortant la mission des Esat d’accompagner les personnes dans une trajectoire professionnelle. La majeure partie des 31 mesures issues des 17 engagements du plan seront opérationnelles dès le 1er janvier 2022 dans le cadre d’une instruction ou d’un décret ; d’autres mesures nécessiteront la mobilisation d’une loi (finances, financement de la sécurité sociale), pour une mise en œuvre également au 1er janvier 2022. Certaines mesures s’intègrent dans des sujets au périmètre plus étendu et devront faire l’objet de discussions dans le cadre de travaux déjà existants ou à lancer.

 

Passer de l'aide à l'accompagnement

L'acronyme Esat évolue symboliquement et devient « Établissements et services d'accompagnement par le travail» au lieu de« aide par le travail», afin d'affirmer la mission des Esat d'accompagner le projet professionnel des personnes. Ainsi, les parcours professionnels des personnes sont dynamisés et sécurisés : l'orientation en Esat devient un « parcours renforcé en emploi » et permet à la personne d'évoluer librement en Esat, en entreprise adaptée ou en entreprise ordinaire.

Les trajectoires des personnes sont sécurisées avec l'instauration d'un droit aux allers-retours, sans nouvelle décision administrative de la maison sépattementale des personnes handicapées (MDPH).

Elles pourront intégrer progressivement le milieu ordinaire, avec une possibilité de cumuler une activité professionnelle à temps partiel en Esat et un contrat de travail à temps partiel auprès d'un employeur ordinaire

 

Fluidifier les parcours et les paiements

Pour garantir cette fluidité de parcours, le cadre de gestion des établissements est assoupli. L'aide au poste versée par l'Agence de service et de paiement (ASP) aux établissements est désormais calculée sur une base annualisée tandis que 15 millions d'euros sont mobilisés au titre du plan France Relance pour permettre aux établissements de moderniser leur équipement qui peut avoir un taux de vétusté important, mais aussi de recourir à des expertises conseil pour se positionner sur de nouvelles activités. 

 

La concertation a mobilisé une centaine de parties prenantes, professionnels du secteur et personnes en situation de handicap, en se mobilisant et s’impliquant activement dans 5 groupes de travail thématiques dédiés à la conception de la feuille de route de transformation des Esat.

 

 

En savoir +

Plan de transformation des Esat (juillet 2021)

Retour de la consultation : arbitrages interministériels (juillet 2021)

Restitution groupes de travail Esat (mai 2021)

Rapport Igas sur les Esat (octobre 2019)

La prise en charge du vieillissement de la population et le maintien à domicile des patients font partie des grands axes de la politique de santé actuelle, inclus dans le PRS 2 Hauts-de-France. Les années qui arrivent ne vont cesser de les développer. L'aidant est généralement un proche, le plus souvent le conjoint, mais peut-être aussi un parent, un enfant, un ou une amie. Auprès de la personne malade, en fonction de la situation, des besoins et de la personnalité de celle-ci, le rôle de l'aidant est à multiples facettes. Bien souvent, il apporte un soutien moral, il réconforte, rassure, encourage, apaise, tout en étant celui qui écoute.

 

C’est fréquemment le premier confident du patient. L’aidant intervient aussi souvent dans la vie quotidienne, pour assurer les tâches ménagères, la préparation des repas, les courses, etc. Il n’est pas rare qu’il s’occupe aussi des dossiers administratifs liés à la maladie : comptes rendus d’examens, relations avec l’assurance maladie, la mutuelle, l’employeur, les services sociaux, etc.

 

L’aidant peut jouer un rôle important d’interface entre le patient et l’équipe soignante. Il peut ainsi assister aux consultations médicales et infirmières. Plus à distance de la maladie, il sera davantage à même de prendre des notes et de saisir ce que le patient ne sera pas forcément en mesure d’entendre, il peut ainsi contribuer à l’informer.

Il occupe un rôle déterminant pour le maintien à domicile. Sachant que 80 % des personnes âgées souhaitent rester à domicile, l’investissement horaire de l’aidant devient donc d’autant plus important qu’il s ‘ajoute à la charge professionnelle, familiale, personnelle et sociale.

 

Les principales difficultés rencontrées par les aidants familiaux sont :
• la conciliation vie familiale-vie professionnelle (manque de temps, du stress, de la fatigue) ;
• des absences problématiques et nombreuses pour un quart des aidants (arrêt maladie, congés sans solde, temps partiel…) Près de 50 % ont eu recours à un aménagement au cours de leur vie professionnelle (flexibilité des horaires, temps partiel, congés temporaires) ;

Le rôle d’aidant familial représente donc un investissement personnel qui peut s’avérer lourd et venir altérer les relations conjugales et filiales. Il est par conséquent important de sensibiliser au fait qu’anticiper la perte d’autonomie s’inscrit dans une démarche responsable à l’égard de ses enfants et petits-enfants.

Le rôle des dispositifs est donc d’apporter de l’aide aux aidants. La plateforme d’accompagnement et de répit et l’accueil de jour itinérant viennent compléter l’offre actuellement présente.

 

 

Plateformes de soutien et de répit

 

Les plateformes d’accompagnement et de répit des aidants

 

Les plateformes d’accompagnement et de répit sont issues du Plan Alzheimer 2008-2012 et sont financées par l’agence régionale de santé (ARS) et soutenues par les conseils départementaux. Elles sont au nombre de 22 dans la région Hauts-de-France.
Ces plateformes offrent un lieu de convivialité pour lutter contre l’isolement et favoriser la poursuite de la vie à domicile dans les meilleures conditions possibles.


Les missions des plateformes d’accompagnement et de répit sont :
 - d'offrir une écoute et un soutien aux aidants. Individuel : écoute et soutien psychologique ; Collectif : groupes de parole, groupes d’échanges thématiques.

- d'informer et accompagner les aidants sur la maladie, les soins et les
services disponibles ;
- de proposer des cycles de formation sur la maladie d’Alzheimer ;
 - de partager des activités de loisirs, encadrées par du personnel formé, avec ou sans son proche aidé ;
 - d'prienter l’aidant vers les solutions de répit, adaptées à sa situation et à l’offre du territoire
 - de développer les partenariats avec les acteurs locaux des secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux (relais à domicile, séjour vacances...)


Les plateformes d’accompagnement et de répit travaillent en collaboration avec tous les partenaires du territoire et contribuent à la reconnaissance du rôle de l’aidant. Grâce à ce réseau, les plateformes ont des connaissances approfondies des aides disponibles pour aider.

 

La liste des plateformes d'accompagnement et de répit des Hauts-de-France se trouve ici :

 

 

 

 

 

 

Diapositive2Dans le cadre de la concertation nationale sur le « Grand âge et l’Autonomie », Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a introduit le 18 décembre 2018 le forum régional sur le grand âge et l'autonomie, organisé par l'ARS et la Carsat dans le cadre de la concertation nationale éponyme, en présence de Dominique Libault, président du Haut conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation et de Daniel Barnier, préfet délégué pour l’égalité des chances.

 

Cent trente acteurs de terrain, représentants d'associations d’usagers et d’aidants, professionnels de santé et élus ont débattu sur comment mieux répondre aux besoins des personnes âgées et de leurs proches.

Les participants ont travaillé au sein de sein de quatre ateliers sur deux thèmes :
- comment mieux travailler ensemble (mode de relation, outils dont systèmes d’information...) ?
- comment co-construire avec les personnes âgées et les aidants et faire vivre leurs droits ?

En introduction, Agnès Buzyn a rappellé que les Hauts-de-France 315 000 aidant familiaux " ses indicateurs de santé dégradés entraînent une survenue de la perte d’autonomie à un âge plus précoce et une perte d’autonomie plus lourde que la moyenne nationale. La part de personnes vivant seules à domicile est également plus importante."

 

Diapositive2

                                                                          Source et infographie : ARS Hauts-de-France 

 

L’objectif de la concertation « Grand âge et autonomie » est de permettre à tous les Français de formuler des propositions concrètes en répondant à la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? ». Elle rassemble l’ensemble des parties prenantes aux niveaux national et régional, et remettra début 2019 un rapport opérationnel pour nourrir un futur projet de loi sur la dépendance.

 

 

En savoir +

Forum Grand âge et autonomie

Le discours d'Agnès Buzyn

La Commission européenne vient de publier un rapport comparant les soins de longue durée dans l’ensemble des trente-cinq États membres et associés.

 

 

Des particularismes locaux mais trois tendances partagées

Le rapport de synthèse comme les rapports nationaux analysent quatre défis : l’accès aux dispositions relatives aux soins de longue durée et leur adéquation, les questions liées à la situation de l’emploi des aidants, la qualité de la prestation de soins de longue durée et des emplois, et la viabilité financière des dispositions nationales en matière de soins de longue durée. L’Union qui n’a pas compétence en la matière s’appuie sur le pilier européen des droits sociaux (principe 18) qui stipule que toute personne a droit à des soins de longue durée abordables et de qualité, en particulier des soins à domicile et des services de proximité.

Trois tendances lourdes apparaissent, au-delà des particularismes nationaux.

La première est l’éclatement institutionnel et territorial qui impacte négativement l’accès et le financement des soins de longue durée. La deuxième est la priorité clairement mise sur les soins à domicile qui s’accompagne d’un effet notable de désinstitutionnalisation. D’un autre côté, la prise en charge résidentielle est de plus en plus gérée par des organismes privés à but lucratif. Enfin, le troisième trait est l’augmentation massive des aidants, familiaux ou non, dû au manque de prise en charge institutionnelle, à son manque de qualité ou à son coût excessif.

Le rapport se conclut par douze recommandations pour les États et huit pour l’Union.

 

EU soins long durée soins à domicile 2018

 

 

Les aidants

De nombreux pays ont mis en place un système de congés pour soins qui permet aux parents de prendre un congé ou d’alléger leur emploi du temps, subordonné à l’approbation de l’employeur. Dans certains pays, les bénéficiaires continuent de recevoir un salaire complet, ou une compensation financière limitée. Dans beaucoup d’entre eux, comme en France, le congé ne donne lieu à aucun dédo-magement.

 

 

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