RÉGION

 

Le CHU de Lille et le CH de Fourmies lancent les e-consultations génétiques

 

Porté par les équipes de la clinique génétique du CHU de Lille et soutenu par la Région Hauts-de-France, le projet d’e-consultation de génétique vient de connaître un premier déploiement en Hauts-de-France grâce à un partenariat avec le CH de Fourmies. Pour les populations éloignées des grands centres de santé, l’objectif est de faciliter l’accès à des consultations de pointe.

 

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Alors que 5 % de la population française est affectée par des pathologies génétiques dont la prise en charge nécessite un très haut niveau d’expertise, la rareté des centres de génétique complique l’accès aux consultations nécessaires. Les e-consultations de génétique, mises en place entre le CHU de Lille et le CH de Fourmies, permettent en partie d’apporter des solutions à ces difficultés.

 

Ce dispositif permet au patient d’accéder en milieu hospitalier proche de son domicile à des consultations de génétique, tout en étant accompagné par un psychologue qui assure le suivi entre les différentes consultations et maintient le lien entre le patient et les spécialistes généticiens.

 

Ce projet doit permettre de réduire les inégalités d’accès à l’expertise génétique au cours des différentes étapes du diagnostic, du suivi et de la prévention des maladies génétiques. Sa mise en place a nécessité l’acquisition d’un logiciel dédié et d’un matériel informatique performant, ainsi que la formation spécifique d’une infirmière et d’un psychologue du CH de Fourmies à la prise en charge des maladies génétiques. La phase pilote a débuté en avril 2022 et a déjà permis l’accompagnement de six patients. À terme, le dispositif devrait être déployé sur d’autres sites de la région.

 

 

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Le communiqué de presse du CHU de Lille sur le lancement des e-consultations de génétique

 

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RÉGION

 

L'ARS dévoile le nouveau "zonage médecins généralistes"

 

Le 26 avril dernier, l’Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France a publié la nouvelle version du zonage régional propre aux médecins généralistes, version qui permet d’élargir le nombre de territoires éligibles aux aides favorisant l’installation et le maintien de médecins généralistes.

 

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Le « zonage médecins généralistes » mis en place par l’ARS permet d’identifier les territoires où l’accès à ces professionnels de santé est problématique et d‘allouer de manière graduée des aides aux médecins généralistes afin d’y favoriser leur installation et leur maintien et ainsi renforcer l’accès aux soins dans ces territoires en difficulté.

 

Cette cartographie régionale comprend trois types de territoires : les Zones d’intervention prioritaire (ZIP) et les Zones d’actions complémentaires (ZAC), prévues au niveau national, auxquelles s’ajoutent les Zones d’accompagnement régional (ZAR), spécificité régionale. Ce dernier zonage a été créé par l’ARS Hauts-de-France en 2020 afin d’inclure un plus grand nombre de territoires dont les difficultés sont moindres, mais réelles.

 

Basé sur l’indicateur d’Accessibilité potentielle localisée (APL) de la Drees, le zonage en Hauts-de-France est aussi le fruit d’une concertation entre ARS, médecins libéraux et partenaires locaux afin de mieux prendre en compte les spécificités régionales et locales. Avec cette nouvelle cartographie, ce sont désormais 800 000 habitants supplémentaires qui pourront bénéficier des effets du zonage, soit 72 % des habitants de la région contre 65 % précédemment. Ainsi l’Aisne et l’Oise sont intégralement éligibles tandis que la couverture populationnelle varie de 94 % dans le Pas-de-Calais à 42 % dans la Somme.

 

 

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L’ARS Hauts-de-France élargit le « zonage médecins généralistes » et étend l’accès aux aides à l’installation

Le moteur de recherche pour connaître le dispositif de l’ARS auquel une commune est éligible

 

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L'accès aux soins chez les kinés

 

 

 

EUROPE

 

Rapport sur la santé en Europe, édition 2021

 

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Publié tous les trois ans, la nouvelle édition du rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la santé en Europe dresse le bilan des progrès accomplis et revient sur les effets de la pandémie de la Covid-19.

 

Malgré des progrès de l’ensemble des États membres de la région européenne de l’OMS dans la poursuite des objectifs de développement durable liés à la santé (en particulier mortalité maternelle et infantile), d’importantes disparités persistent entre les États, notamment pour les maladies infectieuses et la consommation d’alcool. Les populations les plus vulnérables ont été frappées plus durement par la crise sanitaire (femmes, enfants, personnes âgées, réfugiés, migrants, personnes précaires, etc.).

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Si le rapport souligne des progrès, des retards concernant les trois priorités fondamentales du programme de travail 2020-2025 sont enregistrés, retards aggravés par la pandémie de la Covid-19. Ces trois priorités sont :

• l’instauration de la couverture sanitaire universelle : si la couverture des services de santé essentiels est élevée, des lacunes demeurent (santé maternelle et infantile, maladies infectieuses, maladies non transmissibles) ;
• la protection face aux situations d’urgence sanitaire : la crise de la Covid-19 a souligné le besoin de dispositifs d’intervention d’urgence clairement définis et opérationnels. Si la coordination et la surveillance sont des points forts de la région européenne, la communication des risques et les points d’entrées sont à améliorer ;
• la promotion de la santé et du bien-être : même si elle est globalement élevée, la couverture vaccinale demeure à améliorer et, concernant les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risques, des progrès sont à réaliser notamment sur le tabagisme et l’alcoolisme alors que les comportements sanitaires se sont dégradés en raison de la pandémie. En matière de santé-mentale et de bien-être, fortement impactés par la crise sanitaire ainsi que les confinements associés, si la mortalité par suicide est en baisse, elle reste élevée.

 

Parmi les objectifs et mesures fixés pour s’attaquer à ces difficultés, orienter et coordonner les actions visant à mieux reconstruire après la crise de la Covid-19, des initiatives phares ont été retenues, parmi lesquelles la mise en place d’une coalition pour la santé mentale, un accès équitable à la vaccination, la promotion et la production de sciences/connaissances comportementales pour obtenir les meilleurs résultats sanitaires possibles ou encore une prévention renforcée des situations d’urgence et une meilleure préparation à celles-ci.

 

 

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Rapport complet en anglais

Résumé en français

 

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Le G7 et la santé

 

 

 

NATIONAL

 

AVC et précarité : un risque plus élevé chez le plus modestes

 

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La Drees a publié en février 2022 une nouvelle étude sur les inégalités sociales de santé relative aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) : leur fréquence, leur prise en charge et les séquelles varient selon le niveau de vie des personnes.

 

Dans cette étude, la Dress rappelle que les inégalités sociales de santé relatives aux AVC portent tout d’abord sur les facteurs de risque liés à cette pathologie : diabète, obésité, hypertension artérielle ou encore consommation de tabac et d’alcool favorisent les AVC, ce qui augmente leur fréquence chez les plus défavorisés.

 

Cette étude, qui porte sur 19 000 AVC survenus entre 2014 et 2017, démontre que le risque d’AVC est 40 % plus élevé chez les personnes du quartile de niveau de vie le plus modeste par rapport aux personnes du quartile le plus aisé. Cette disparité est particulièrement importante dans la tranche des 45-64 ans, où le risque est multiplié quasiment par deux chez les plus modestes, tandis qu’elle s’atténue aux âges les plus élevés (85 ans et plus). Cela s’accompagne aussi d’un risque de séquelles plus important avec notamment un risque de paralysie 22 % plus élevé chez les plus défavorisés.

 

Si la prise en charge en unité spécialisée de type Unité neuro-vasculaires (UNV) contribue à améliorer le pronostic des patients victimes d’AVC, la prise en charge hospitalière explique en partie la différence de séquelle : près d’un patient sur deux a été pris en charge en UNV, mais le fait d’appartenir au quartile le plus modeste réduit de 10 % les chances d’être pris en charge dans ce type d’unité. Par ailleurs, les chances d’être pris en charge en UNV suite à un AVC diminuent avec l’âge et varient aussi selon l’offre de soins par département.

 

Un faible niveau de vie n’est pas corrélé à une augmentation du risque de décès à 30 jours mais un niveau de vie élevé est par contre associé à une diminution du risque de décès à un an (-11 %). Enfin selon cette étude la possibilité d’être pris en charge en soins de suite et réadaptation (SSR) spécialisés ou polyvalents ne dépend pas du niveau de vie ou bien de l’âge, même si par ailleurs le passage en UNV en amont augmente les chances d’être pris en charge en SSR.

 

P10 National

 

 

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Etude de la Drees : En France, les AVC sont plus fréquents, plus graves et moins souvent pris en charge en unité spécialisée pour les personnes les plus modestes

 

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FOCUS

 

Les seniors

 

Parcours longévité : en France, nous vivons longtemps mais nous pouvons vieillir mieux

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L’Institut Pasteur de Lille, fort de plus de 100 ans de recherche sur la longévité, a pour projet de contribuer à relever ce défi majeur pour notre pays avec la mise en place du « Parcours Longévité » : un programme de prévention personnalisé multidimensionnel comprenant un bilan de santé et un accompagnement d’une année. L’objectif est également de déployer cette offre au sein d’un réseau de centres nationaux avec l’appui des pouvoirs publics et des entreprises.

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Le Parcours Longévité vise à dépister les pré-fragilités et agir sur celles-ci grâce à une démarche active personnelle et un accompagnement aux changements de comportements.

Il s’adresse à l’ensemble de la population, en particulier aux personnes en situation de vulnérabilité, aux aidants, aux personnes actives, aux pré-retraités et retraités.

 

Au travers d’un accompagnement sur une année, le Parcours Longévité permet :
• d’identifier les comportements et facteurs protecteurs favorisant les chances de bien vieillir ;
• de repérer précocement les premiers signes d’une maladie ou les facteurs influençant le développement de pathologies ;
• de délivrer des conseils personnalisés à travers l’écoute des besoins, du parcours de vie, des motivations et des freins ;
• de guider et accompagner tout au long du parcours de manière individualisée, avec une approche bienveillante, éducative et motivationnelle et la prise en compte des besoins, du parcours de vie (personnel, familial, social et professionnel), des motivations et des freins au changement.


Le Parcours Longévité garantit une expertise basée sur les recommandations scientifiques des autorités de santé compétentes et fait bénéficier au plus grand nombre les recherches sur la longévité de l’Institut Pasteur de Lille.

 

 

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Avec le soutien de la Carsat Hauts-de-France, le Centre Prévention Santé Longévité mène une étude clinique intitulée R’Form pour évaluer l’impact d’un bilan de santé suivi d’un accompagnement collectif de type « coaching » sur la qualité de vie et le changement de comportement de personnes jeunes retraitées (passant à la retraite ou retraitée depuis moins de 2 ans).

 

Dans ce cadre, 100 hommes et femmes retraités présentant des signes de pré-fragilités et ayant le souhait de modifier leurs habitudes de vie seront inclus pour participer à cette étude.

 

Afin de tester l’impact de l’accompagnement, tous les volontaires bénéficieront d’un bilan de santé sur le site de l’Institut Pasteur de Lille mais ceux-ci seront ensuite répartis de manière aléatoire en 2 groupes :

 

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Enfin un bilan final sera proposé à tous les volontaires (y compris le groupe contrôle) sur le site de l’Institut Pasteur de Lille. Les résultats seront disponibles en mai 2024.

 

ParcoursLongevite

 

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Où : Campus Pasteur Lille
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site du Centre Prévention Santé Longévité

 

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